Quand Zeev Sternhell trébuchait sur le syndicalisme révolutionnaire
L’historien
Zeev Sternhell (1935-2020) a écrit d’excellentes choses sur les
prémices françaises du fascisme, au début du XXe siècle. Son
livre La Droite révolutionnaire (1978), contient notamment
de belles études sur le boulangisme (1887-1890) et sur le
syndicalisme jaune (vers 1902-1910). Mais il a aussi écrit, dans Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France (1983), de
grosses bêtises sur le syndicalisme révolutionnaire, avec des méthodes indignes d’un historien même médiocre.
Elles sautent aux yeux de quiconque a étudié le syndicalisme révolutionnaire français d’avant 1914, ses principales figures – Pelloutier, Griffuelhes, Pouget, Yvetot, Merrheim, Monatte… – et son action contre les nationalistes (revanchards, antisémites, xénophobes, royalistes…).














