Du 10 au 17 octobre 1910, les cheminots se mettent massivement en grève pour la “thune” (5 francs de salaire journalier). L’armée intervient et les meneurs syndicalistes sont jetés en prison.
"La Guerre sociale" du 13 octobre 1910.
Soldats gardant les voies à la gare Saint-Lazare.le gouvernement Briand décrète la mobilisation militaire des cheminots au titre de la “sécurité nationale”. Ceux qui reprennent le travail portent le brassard des réquisitionnés (ici, gare du Nord).
Ceux qui refusent la réquisition sont révoqués par centaines. La grève est brisée, mais témoigne de la radicalisation d'une corporation jusque-là très réformiste.